PIERRES A FUSIL, etc. l3y
rét, dans l’Annuaire du département de la Dor-dogne , pour 1819. (Voyez les Planches. )
Les dards de flèches en pierres dont la formeapproche beaucoup de celle des dards en fer ,présentent non-seulement la pointe elles barbes,mais une espèce de petite queue qui servait à lesassujettir au bois. Cette forme compliquée devaitprésenter des difficultés sans nombre , et cepen-dant il suffit de voir ces dards, pour se convaincrequ’ils ont été taillés par le choc et par des pro-cédés analogues à ceux que l’on met en usage au-jourd’hui pour la taille des pierres à fusil. Lespierres de fronde , et surtout les coins , haches ,ou casse-têtes , dont la forme est celle d’un coinpyramidal , terminé d’un côté par une pointemousse , et de l’auti'e par un tranchant acéré ,dont le fil décrit une portion d’ellipse , sont depetits monumens qui ont échappé à toutes les ré-volutions , et qui sont faits pour exercer à la foisla sagacité des savans, des antiquaires et des ar-tistes. En effet, les peuples qui les ont taillés, lesusages auxquels ils les destinaient, la manièredont on s’en servait, dont on les assujettissait ,leur parfaite ressemblance avec les haches despeuples de la mer du Sud et particulièrement dela Nouvelle-Zélande et des îles des Amis, l’époquea laquelle on cessa de les employer, sont au-tant de points de vue différens sous lesquels onpeut les envisager, mais qui sont totalement étran-