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Tome troisième.
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GÉNÉRALITÉS. 15y

qu’il s’agit des pierres précieuses, cet te expressionserait ridicule et déplacée. Je ne me contenteraicependant pas de donner tout simplement lavaleur proportionnelle de la pesanteur spéci-fique des gemmes, puisque l’expérience a prouvéque les lapidaires et les joailliers n’ont tiré aucunparti de cette excellente donnée; qu’ils se con-tentent de peser les pierres à la main, et que l’é-loignement qu’ils ont toujours marqué pour l’ex-périence de la pesanteur spécifique, tient à cequ’ils ont mal compris ce qu’on s’est efforcé deleur expliquer en termes savans, et que l’instru-ment dont on se sert dans les cabinets est d’unusage assez difficile ; qu’il entraîne avec lui plusde précautions et plus de soins que n’en com-portent lesprocédésoi'dinaires de peser, etqu’en-finil exige un calcul qui, tout simple qu’il est, aprobablement dégoûté ceux qui ont pu tenter des’en servir. Avant de décrire le nouveau moyenque je propose , et l’instrument simple qui rem-placera l’ancien, je dois exposer la méthode ordi-naire, et faire connaître l’aréomètre dont les mi-néralogistes ont fait usage jusqu’à présent, pourdéterminer la pesanteur spécifique des substancesqu’ils voulaient faire connaître.

L’aréomètre de Nicholson est composé d’uncylindre de fer-blanc de deux pouces de diamètresur huit à dix de long. Ce tuyau, qui forme lecorps de l’instrument, est surmonté d’une tige