SAPHIR.
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réunir toutes ces variétés sous le même nom gé-nérique dans un ouvrage de la nature de celui-ci;seulement je persiste, comme je l’ai déjà fait dansma première édition, à donner la préférence aumot saphir, plutôt qu’à celui de corindon , adoptéchez, les minéralogistes, et encore inconnu desartistes et des amateurs dont j’ai à cœur d’êlrcentendu.
Les saphirs reçoivent un poli parfait. On lestaille en Europe avec de la poussière de diamant,et on les polit avec deTémeri, qui lui-même n’estqu’un grès de saphir, ainsi que nous l’avons faitvoir à l’article des substances que les lapidairesemploient pour polir les pierres dures.
Quelques lapidaires taillent les saphirs sur desroues de plomb imbibées d’émeri et d’eau ; maisla roue de cuivre et l’égrisée sont préférables ,parce que l’on risque moins de les étonner. Thé-venot prétend que les ouvriers de la maison duroi de Golconde taillent les saphirs avec un ar-chet composé de deux fils de fer roulés l’un surl’autre en forme de cordonnet et enduits de pous-sière d’émeri blanc détrempée dans beaucoupd’eau et réduite en boue liquide. Le voyageurajoute que cet émeri ne se trouve que dans uneseule partie du royaume, et qu'il y porte le nomde corind. Or , il est plus probable que le coiindde Golconde est la même pierre que celle quiporte à la Chine le nom de corindon , à la côte