210 PIERRES PRÉCIEUSES.
On ne peut confondre la cymophane qu’avecle felspath nacré (pierre de lune) , et avec lequarz chatoyant ; mais elle se distingue de l’unet de l’autre par son degré de dureté , qui estbeaucoup plus considérable.
Les cyvnophanes se taillent assez facilement surla roue de plomb imbibée d’émeri ; mais ce n’estqu’avec difficulté que l’on parvient à les polirsur le cuivre. Celles qui sont transparentes setaillent à facettes; celles qui sont chatoyantes secabochonent.
Une cymophane d’un vert sombre chatoyanten blanc , de forme ovale , et de dix millimètressur neuf ( quatre lignes un quart sur trois lignestrois quarts^, s’csl vendue 6o3 fr. Elle faisaitpar-tie de la magnifique collection de M. de Drée.
Nous parlerons de la pseudo-chrysolithe , entraitant du péridot, auquel on l’avait jointe malà propos.
IV. RUBIS.
( Spmelle des minéralogistes ; nibin des Alle-mands ; rudis-spinelle des lapidaires. )
On ne comprend, sous le nom de rubis , que le rubis balaiset le rubis spinelle des lapidaires. On en exclut le rubis orien-tal , le rubis du Brésil , le rubis de Bohême , le rubis de Bar-barie , le rubis de roche , et le rubis faux.
Le spinelle raye fortement le quarz, mais ilest rayé par le saphir.