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Tome troisième.
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2î8 pierres précieuses.

ces pierres sont roulées l’on parvient aisément àles cliver nettement dans un sens qui répond auplan perpendiculaire à l’axe du prisme. Voy. t. 1 er ,pl. 3, fig. 18 .

Les topazes sont beaucoup trop communesdans la nature pour que l’on puisse y attacher ungrand prix ; car elles abondent non-seulementau Brésil , mais il s’en trouve encore dans lesmines d’étain de la Saxe, de la Bohême, du Cor-nouailles et de l’Ecosse ; c’est même de cette der-nière localité que nous viennent les plus volumi-neuses. On commence , dit-on, à les tailler et àles monter en bijoux à Edimbourg , où elles por-tent le nom d esaphir. Quant aux chaînes de mon-tagnes de l’Altaï et de l’Ural, elles en recèlentabondamment, dans plusieurs gîtes que Patrina décrits et visités, particulièrement à Odon-Tchelon en Daourie. 11 nous en arrive du Brésil ,par le commerce de Lisbonne , des sacs énormes,parmi lesquelles on a peine à trouver quelquespierres de prix : aussi c’est à la livre qu’onles vend aux joailliers. Cependant lorsque l’onen rencontre de volumineuses, dont la teinterousse est brillante et pure, on les taille à Rio -Janéiro: d’autres fois on les brûle, et lorsqu’ellesréussissent, leur prix est assez élevé. Les topazesincolores de Minas-Novas et de la Nouvelle-Hol-lande sont très en vogue, à cause de leur ressem-blance avec le diamant ; mais celles de Saxe sont