certains qui en sont si surchargés, qu’ils agissentfortement sur l’aiguille aimantée. La teinte som-bre et rembrunie qui obscurcit constamment lacouleur des grenats, est un indice pour les dis-tinguer des autres pierres rouges et polies dontla teinte est plus ou moins vive.
Les bijoutiers, pour donner plus de feu, et di-minuer la trop grande intensité de la couleur decei’tains grenats les chèvent ou les doublent d'uneplaque d'argent, et cet usage est très - ancien,puisque Pline a décrit ce procédé (i).
Il paraît que le rubis carthaginois des anciensest une variété de notre grenat (2), ainsi que leurescarboucle qui, soi-disant, brillait dans l’obscu-rité comme un charbon ardent.
O11 a beaucoup gravé sur le grenat : on voit,à la Bibliothèque royale de Paris , plusieurs gra-vures sur cette pierre , et entre autres la tête deLouis xm montée sur de l’or émaillé.
La belle tête du chien Syrius , qui était dans lecabinet du vicomte Duncanonn, et qui est si con-nue des gens de l’art, est gravée sur un beau gre-nat par le célèbre artiste Cali ; elle est surtoutremarquable par son fini et son grand relief.
En général, les grenats 11e sont pas très-esti-més ; car si l’on en excepte ceux qui sont d’un
(1) Pline, Hist. nat., li>. xxxvu,
(2) Idem.