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concentriques qui ne se rencontrent jamais dansla cornaline.
J’ignore les lieux qui nous fournissent les sar-doines ; mais il est probable qu’elles se trouventdans le lit de certaines rivières; car on les ren-contre, dans le commerce et chez les amateurs ,en noyaux qui ont depuis un jusqu’à deux poucesde diamètre, et qui sont polis à leur surface.L’abbé Chappe , qui fit un voyage astronomiquedans le nord, en rapporta une grande quantité.On les nomme marons, à cause de leur forme etde leur couleur brune.
Les anciens connaissaient notre sardoine, puis-qu’ils nous en ont laissé de gravées; mais ils réu-nissaient, sous celte dénomination , différentespierres qui ne répondent point à notre sardoine.Pline rapporte , d’après Démostrate, que ce futScipion l’Africain qui porta la première sardoine,et que depuis, cette pierre fut très-eslimée desPiomains ; ils la tiraient de différens endroits ,entre autres de Y Arabie et des Indes .
Parmi les sardoines gravées qui existent à laBibliothèque royale de Paris , nous citerons unApollon, qui est remarquable par sa couleur fon-cée et son grand volume.