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pidaires des morceaux de prime d’opale qui sontd’un noir assez intense, et qui sont parsemés depaillettes d’opale, qui contrastent par leurs beauxreflets avec la couleur triste et sombre de leurgangue. Ici l’art s’est joint àla nature, car c’est enplongeant ces morceaux d’abord dans de l’huile,et en les exposant ensuite à un feu modéré, quel’on noircit ainsi cette roche.
Les lapidaires taillent l’opale en cabochon ouen amande, et très-rarement à degrés, parce queles formes convexes conviennent parfaitementau jeu des reflets, qui en font tout le charme.C’est sur la roue de plomb qu’on les taille, et surle bois qu’on commence à les polir; le dernierlustre leur est donné avec des lisières enduitesde rouge d’Angleterre. On parvient, dit-on ,à dissimuler les fentes ou glaces qui nuisent àleur valeur, en les laissant séjourner dans l’huile.Je ne dois point omettre de dire ici que tout ce quitient à l’art de polir les pierres, m’a été commu-niqué par M. Herbet, lapidaire fort exercé quientend parfaitement son art, et qui l’exerce àParis avec le plus grand succès.
Les anciens ont fort bien connu notre opale ;ils la tiraient des Indes, de l’Egypte et de l'A-rabie , mais ils étaient embarrassés de la placequ’ils devaient lui accorder, puisqu’ils y admi-raient comme nous le feu vif du rubis, l’éclatpurpui'in de l’améthiste d’Orient, le vert pur dç