iuekres précieuses.
290
une hydrophane qui augmentait de huit grainspenda n ts on immersion. Patrin possédait aussi unehydrophane qui, après avoir été desséchée sur dela cendre chaude, pesait soixante-sept grains, etqui, après avoir séjourné cinq à six minutes dansl’eau et être devenue d’une transparence légère-ment laiteuse, pesait soixante-seize grains quoi-que soigneusement essuyée.
Tout porté à croire que leshydrophanesnesontque des opales qui ont perdu leurs reflets par unlong contact avec l’air; car c’est précisément àla surface du terrain de la colline de O.ernizkaen Hongrie , qui renferme les plus belles opalesconnues, que l’on trouve aussi les meilleures hy-drophanes ; en observant toutefois qu’on n’enrencontre jamais à une certaine profondeur, maistoujours à la surface, ce qui est absolument l’in-verse pour les opales. Enfin, ce qui achève de prou-ver que les hydrophanes ne sont pour la plupartque desopalesaltérées,c’estqueDéliusqui en avaiteu déjà l’idée s’en assura positivement en chan-geant des opales en hydrophanes par la simpleexposition à l’air , de sorte que les hydrophanesqui deviennent irisées dansl’eau, ne seraient autrechose que des opales qui ne sont point encorealtérées dans leur intérieur et dont les reflets ca-chés sous la couche opaque percent à travers salégère épaisseur quand l’eau lui a rendu sa trans-parence.