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Tome troisième.
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362 PIERRES PRÉCIEUSES.

d’émail et colorée par bandes contournées, imi-tantplusoumoinsbienles couleurs de notre spathfluor. L’opinion deM. Piozière est consignée dansun mémoire plein d’intérêt qui se trouve dans lacollection du Journal des mines (i), et reçoit unnouveau degré de probabilité par l’existence d’unvase antique de ce tte ma tière qui existe dans la col-lection de M. Gillet Laumont, et qui, selon touteapparence, était un des murrhins qui ontfait jus-qu’à ce jour l’objet d’une foule de dissertationset de suppositions plus ou moins ingénieuses. Lachaux fluatée se rattache donc à de grands sou-venirs, puisqu’il est certain que les vases mur-rhinsenrichirentplusieurs triomphes, qu’ils firentpartie des riches dépouilles conquises en Orient,et rapportées à Piome. Les six premiers vases mur-rhins que l’on y vit provenaient du trésor deMi-thridate ; on les jugea dignes d’être consacrés àJupiter, et on les déposa dans son temple.

La chaux fluatée contient un acide qui a la pro-priété de dissoudre le silex et de corroder leverre. On le met à découvert au moyen de l’acidesulfurique, qui a plus d’affinité avec la chaux quel’acide fluorique, et qui le chasse en prenant saplace. Quelques essais ont été faits pour graversur le verre au moyen de cet acide, mais ils n’ontpas eu de suite., et l’expérience ne se fait guère

(i) Journal des mines , toni. 36.