370 PIERRES PRÉCIEUSES.
Nous avons atteint les plus bas degrés de ladureté des pierres, puisque le gypse et la stéa-tite ne peuvent pas même résister au simple effortdel’ongle : quelle distance énorme entre la duretédu diamant qui a formé notre point de départ,et le peu de consistance de ces dernières subs-tances. Quelle est la force invisible qui modifie cettepropriété de résister ou de céder à tous les corps?Ce n’est point la densité , ce n’est point la com-position , ce n’est point la forme des moléculesintégrantes, puisque nous avons des substancesdures spécifiquement plus légères que d’autres quisont tendres ; que nous en avons d’autres quiont la même forme cristalline , et qui jouissentde degrés de dureté presque opposés. Enfin lanature même des principes composans ne paraîtpoint influer non plus sur cette singulière faculté,puisque les corps les plus durs n’ont aucune ana-logie de composition.
Il me reste à faire connaître un petit nombrede minéraux qui sont encore employés dans labijouterie , mais qui n’appartiennent plus à laclasse des pierres proprement dites , dans l’ac-ception que l’on donne communément à cetteexpression ; ce sont l’ambre jaune, le jais, la ma-lachite , la turquoise, et plusieurs autres subs-tances minérales rangées dans diverses classes :j’ai cru devoir les réunir dans un appendice.