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Tome troisième.
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EXPLICATION DES PLANCHES.

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les meules qu’il porte sont mis en mouvement par une rouedentée qui engrène dans une lanterne, et qu’une autre rouehydraulique extérieure fait tourner avec beaucoup de vitesse ;c’est sur ces grosses meules que l’on taille les agates , en lesappuyant contre fortement au moyen d’un bout de bois lé-gèrement flexible , qu’un ouvrier couché sur un banc creuxplace en arc-boutant entre la meule et le devant de ce banc.Deux piquets enfoncés dans le sol lui permettent d’appuyer sespieds et de donner toute le pression qu’il juge nécessaire à laconfection de sa pierre. Des cylindres de bois blanc, enduits dela terre à polir de Ringelbach, sont mis en mouvement derrièreles meules par le moyen de courroies , et des hommes ou desfemmes s’occupent à polir ou à terminer les ouvrages que l’ontaille sur les grandes meules. La célérité avec laquelle on opèredans ces ateliers permet de donner les ouvrages qui s’y fabriquentpresque à vil prix. Cette planche a été publiée par Faujas ; j’aivisité depuis ces mêmes moulins, et je l’ai trouvée si exacte etsi complète que je n’ai voulu rien y changer.

PLANCHE VI.

ART DU LAPIDAIRE , TOTJR A SCIEIi ; ART DLGRAVEUR SUR PIERRES DURES , TOURET.

Fig. i. Le tour à scier les pierres qu’on représente ici estemployé à Amsterdam , où l’on excelle dans l’art de tailler et depolir les pierres fines. Cette machine est absolument semblableà celle dont les lapidaires de Paris font usage ( pl. 4, fig i ),avec cette seule différence , qu à la roue qui sert à polir dansle moulin de Paris , on substitue un disque d’acier coupantsur ses bords, et que l’on présente la pierre que l'on veutscier à cette plaque tranchante que l'on couvre d’émeri dé-trempé avec une espèce de pinceau, comme on le voit dans cette.