EXPLICATION DES PLANCHES.
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/La boutcrolle. C’est une tige terminée par une tête ronde -,on l’emploie particulièrement pour le travail des extrémités.g La roulette C’est un disque émoussé sur ses bords.h La scie. C’est une lentille coupante, une espèce de disquetranchant dont l’emploi est assez fréquent.
L’on doit bien penser qu’il existe beaucoup d’autres inslru-mens dans l’atelier d’un graveur ; mais il paraît que ceux-cisont les principaux , ou ceux qui sont le plus ordinairementemployés. Ils sont en acier trempé , et quand ou eu fait usageon les enduit de poudre de diamant délayée dans de l’huiled’olive. O11 donne le dernier degré de poli aux pierres gravéesavec des biseaux de bois de buis et avec des petites brosseshumectées de tripoli , et mises en mouvement par le touret,comme les bouterolles , les charnières, etc.
Je ne dois point entrer ici dans les détails relatifs à l’art enlui-meme, je dirai seulement que les anciens nous ont laissédes gravures du plus beau fini, soit en camées, en intailles oueu relief ; l’on eu a cité de nombreux exemples dans le courantde cet ouvrage , et particulièrement en traitant des agates onyx,des grenats , des améthystes , des topazes, etc. Nous avons faitadmirer avec quel art les artistes de Grèce et d’Italie ont suprofiter du plus léger accident pour augmenter le prix deleurs ouvrages. Enfin l’on a poussé la recherche en ce genrejusqu’à assortir la couleur de la pierre avec le sujet. C’est ainsique l’on voyait autrefois dans le cabinet du duc d’Orléans :
Une Proserpine sur agate noire. — Un Neptune sur aigue-marine. — Une Iris sur opale. — Un Bacchus sur améthyste.— Un Marsyas sur jaspe rouge. — Un Apollou sur topazejaune, etc. Les Chinois cultivent cet art avec succès.