EXPLICATION DES PLANCHES.
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qu’elle peut avoir, n’est point une fraude ; mais forcer sa cou-leur par une feuille de paillon colorée , et lui procurer ainsiun éclat d’emprunt, c’est en imposer à l’acheteur par une opé-ration blâmable : aussi les pierres d’un grand prix se mou-tent-elles à jour, ou de manière à ce que la culasse puisse sedécouvrir par une monture à charnière. On ne tolère lespaillons que pour assortir la teinte des pierres d’une mêmeparure , encore doit-on , par conscience, en prévenir l’acqué-reur. Quant aux strass, ils sont aux pierres fines ce que le si-milor est à l’or fin, et j’ai dit ailleurs qu’on est parvenu, denos jours, à un tel degré de perfection dans ce genre , qu’iln’y a plus que la dureté inférieure de ces compositions quipuisse éclairer d’une manière certaine sur leur nature , et quipuisse les faire distinguer des gemmes qu’elles représentent.
Les doublets , qui sont composés d’un morceau de verrecoloré , taillé en culasse , et recouvert d’une table de cristalde roche , sont des pièces fausses plus difficiles encore à dis-tinguer que les premières , quand elles sont montées, puisquela seule partie visible offre une pierre qui paraît colorée, et quijouit d’une assez grande dureté. L’on voit, par ce petit nombred’indications, combien on doit mettre de circonspection quandon achète des bijoux de rencontre ; et même il est toujoursprudent, quand il s’agit d’une pierre d’un grand prix, de lafaire démonter avant de l’acheter.