LIVRE V. CHAP. LXXI.
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caractères externes tels que la couleur, la tex-ture , le brillant, la fracture, etc., sont encoreplus incertains. On ne peut pas non plus tirerun grand secours des analyses chimiques dontles résultats diffèrent dans les doses relatives,bien que souvent ils s’accordent dans la qualitédes principes qui sont le carbone , le bitume 0)et une certaine quantité de terre alumineuse etsiliceuse. A ces principes qu’on peut regardercomme essentiels, se joignent souvent l’ammo-niaque , le soufre et quelque substance salinecomme la chaux sulfatée, etc.
§ 417. D’autres naturalistes pour établir unedifférence entre la houille et le lignite , ont con-sidéré les degrés de bituminisation ; ils ont re-gardé ces deux substances comme ayant été
(1) Si la dose du principe bitumineux diminue et que celledu carbone croisse, la houille passe à l’anthracite (Yoy. §406);si la proportion du carbone diminue et que la quantité des subs-tances terreuses croisse, la houille passe à l’état de schiste bi-tumineux ; et si les parties tant terreuses que carbonneuses di-minuent , la houille passe à l’état de bitume asphalte. Il esttrès-difficile de distinguer d’une manière assez précise toutes lesvariétés des substances charbonneuses qui peuvent résulter descombinaisons de ces principes très-variables dans les proportions,Ct unis à d’autres principes qui s’y trouvent souvent ainsi quel’ammoniaque , le soufre , etc. Comme nous avons parlé des prin-cipes fixes, nous n’avons pas fait mention de l’hydrogène queles houilles contiennent en grande abondance et qui y est quel-quefois dans un tel état de liberté , qu’il se développe sponta-nément et sans le secours du feu.