LIVRE V. CHAP. LXXIV.
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veut essayer d’appliquer cette idée aux phéno-mènes que présentent les substances métalliquespar leur mode de gisement dans les roches pri-mitives , je me flatte qu’on obtiendra des expli-cations moins forcées, et qu’on évitera les diffi-cultés auxquelles sont sujettes les autres opinions.J’observerai en outre que quelques substancesmétalliques se trouvent souvent dans leur étatnatif, tel sont l’or, l’argent et le cuivre. Il y aencore quelques exemples de fer natif. Mainte-nant il est très-difficile qu’un métal malléable etductile résulte de la précipitation d’un menstrue :d’un autre côté, il peut être produit dans unmoment par le moyen de la chaleur. Enfin ilimporte de faire remarquer que les métaux seprésentent communément sous la forme d’unesubstance minéralisée par le soufre ; mais cetteunion des métaux avec le soufre si facilementproduite par la chaleur, ne s’opérera que très-difficilement par le moyen de la solution dansun menstrue, et n’aura même jamais lieu, si cemenstrue n’est formé que d’eau pure. Au § 406,nous avons parlé du soufre renfermé dans lesroches primordiales , et par conséquent apparte-nant à la période des formations primitives.
§ 4 ^ 6 . Quant aux filons ou amas métalliquesqui ont leur gisement dans les terrains posté-rieurs à la formation primitive, il me paroîtqu’on peut concevoir leur origine d’une manière