LIVRE VI, CHAP. LXXVI.
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voir que beaucoup de ces coquillages appartiennentà des espèces, et même à des genres qui jusqu’àprésent n’ont pas été trouvés vivans dans la mer.
§ 449 . Outre les coquilles marines, nous rencon-trons dans les couches terrestres, i.° les échinitesqui associés avec les ammonites et les belemnites,sont fréquens spécialement dans les terrains se-condaires. Leurs pointes se trouvent en plus grandeabondance , parce qu’étant beaucoup plus dures,elles se sont conservées dans la terre ou dansl’intérieur des pierres, pendant que la coque del’animal s’est souvent détruite à cause de sa fra-gilité. Ces pétrifications se réfèrent d’ordinaire à desespèces inconnues , et il n’est pas rare qu’ellessoient siliceuses. J’ai vu de beaux exemplaires deces dernières, dans la contrée située entre Pour-rin et Toussy, près d’Auxerre , en France ; a.®les énormités, pétrification d’un polypier qui de-vait sortir du fond de la mer , par une longuetige douée d’articulations orbiculaires ayant laforme de petites pierres meulières ( selon l’ex-pression de Blumenbach ), et au sommet delaquelle étaient les bras ordinairement repliés ,imitant alors un épi de blé de Turquie ou unlys non encore ouvert. On voit la figure de cefossile dans le Manuel de Blumenbach , tom. a,pag. 4 j 6. Les entroques , les astèrites 0), les
(1) Il ne faut pas confondre les astèrites ou pierres en formed'étoile, avec les astroites, Les premières sont, comme nousTome II,
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