LIVRE VI. CHAP. LXXVI. 3oj
madréporites et de milleporites. Us sont très-fré-quens dans la pierre calcaire du Hartz , du montSalève , près de Genève , etc., comme aussi dansle grès de Maestricht . Quelques-unes de ces pé-trifications sont siliceuses : celles de cette natureabondent surtout dans le territoire de Bassanooù les plus fréquentes sont la ramea, la cespitosa ,la muricata 0) ; 4.. 0 les crustacés. Sur les côtes duCoromandel, il y a une grande quantité de petitscrabes pétrifiés : on en voit encore dans l’île deShepey , près de l'embouchure de la Tamise ,dans diverses contrées d’Angleterre, d’Allemagne ,de France , d’Italie ; le territoire de Yérone enfournit de beaux exemplaires. Nous ne saurionspasser sous silence un phénomène dont parleSaussure , dans le § ôôç, sur la foi de Bomare,c’est celui d’un crabe fossile qu’on conservaitdans le Muséum de M. r Dannone, à Bâle : on
(1) Les minéralogistes ont donné le nom de madréporite à unevariété de chaux carbonatée fétide, qui par sa structure bacil-laire représente un madrépore pétrifié. C’est la chaux carbonatéebacillaire fasciculée, ou la chaux carb. fétide bacillaire conjointed’Hauy. Elle paroît formée par la réunion de plusieurs baguette»déliées à peu près cylindriques. Quelquefois ces cylindres sontparallèles entr’eux , et forment un faisceau ; quelquefois aussi ilspartent en divergeant d’un ou de plusieurs centres communs.Dans ce dernier cas, les interstices sont occupés par une marnedurcie d’un blanc grisâtre. La vallée de Fassa fournit de beauxexemplaires de ce madréporite, dont la couleur est grisâtre ;mais les baguettes , quand elles sont cassées transversalement, pré-sentent dans leurs parties internes, une belle couleur blanche nacrée.