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devenus plus riches et plus généreux, en entre-tenaient les î-aces , comme l’attestent Élien etColumelle (O: mais quelque exagération qu’onveuille mettre dans le nombre de ces éléphans,on ne pourra jamais expliquer par une telle hy-pothèse , l’immense quantité d’os de ces ani-maux qu’on trouve dans beaucoup de partiesdu globe qui semblent en avoir été peuplées dansun temps ; et je ne serais pas éloigné de croireque si les éléphans n’existent plus parmi nous ,c’est parce que nous les avons détruits. En outreles anciens connoissaient fort bien l’usage et leprix de l’ivoire: les princes les plus religieux enembellissaient les statues de leurs Dieux , et ceuxqui avaient moins de piété en ornaient les litsde leurs maîtresses ( Yoy. Flavius Vopiscus ). Lasépulture des éléphans dont nous retrouvons les
(i) Les notices que Pline nous a transmises sur les éléphans,dans les premiers chapitres du liv. 8, sont très-spécieuses. Parmices notices, il y en a quelques-unes dont il ne paroît pas qu’onpuisse douter, puisqu’il parle de faits de son temps, et connusde tout le peuple. 11 nous apprend que les Romains, qui d’abordfurent si épouvantés de l’aspect et de la fureur de ces animauxgigantesques, par l’effet d’une sage politique, finirent par s’enservir pour leurs divertissemens , comme nous le faisons des chienset de chevaux. Des éléphans exécutant grotesquement la dansepyrrhique, marchant sur des cordes, ou mollement étendus dansdes litières portées par d’autres éléphans , devaient offrir desspectacles très-risibles ; et pendant que le Romain se familiarisaitavec ces animaux, il s’accoutumait à mépriser leur force et leurcolère, en en voyant plusieurs combattre et mourir dans l’arène-.