LIVRE VII. CHAP. XGVI.
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celles qui sont au-dessous de cette superficie,et qui s’étendent à des profondeurs inconnues.L’imagination se perd lorsque nous voulons con-cevoir sous terre , des cavités qui correspondentà ces masses immenses. S’il existait en effet desvides souterrains proportionnés à tant de ma-tières qui ont été vomies par les volcans , com-bien de villes bâties à peu de distance de cesbouches ignivomes éteintes ou encore actives, neseraient-elles pas exposées à être englouties dansdes abîmes épouvantables ? Je ne nie point quece ne soit ici un des plus grands phénomènesvolcaniques ; mais il me semble que l’existencede ces vastes cavernes n’est pas si difficile àconcevoir, puisqu’elle est, pour ainsi dire , dé-montrée par beaucoup de raisons et de faits quenous avons indiqués en divers endroits de cetouvrage et spécialement aux §. eS 140 et 56 y. Ceque M. r Patrin n’imaginait qu’avec effroi, n’estque trop arrivé. L’île volcanique de Sorca n’existeplus ; et il y a peu d’années que par l’effet d’uneviolente éruption d’un volcan de l’île de Java ,un espace d’environ quinze milles de long sursix de large , et sur lequel étaient bâtis 40 vil-lages , a été englouti.
§ 595, M. r Patriu établit que tous les volcansactifs, sans exception , sont près de la mer; maiscela ne se vérifie point par rapport aux vol-cans d Amérique dont quelques-uns sont dans