LIVRE VII. CHAP. XCVI. 21
beaucoup plus cTéteintes que de celles qui sontencore actives. De tant de volcans qui étaientautrefois embrasés près du golfe de Naples , il nereste maintenant que le Vésuve .
§ 596. On ne peut pas non plus admettre queles laves contiennent du soufre en abondance ,puisqu’elles en sont généralement privées. A l’ex-ception de cette petite quantité de soufre quise forme quelquefois par la décomposition du gazhydrogène sulfuré , sur les parois des fentes parlesquelles passent les vapeurs des laves encorefumantes, on ne trouve aucune particule de soufredans la majeure partie des couratis de lave : jedis dans la majeure partie , parce qu’on en atrouvé quelquefois dans les laves de l’île de Bour bon , dans quelques-unes de la campagne deRome , et j’en ai moi-même recueilli quelque échan-tillon dans les laves du Mont-Dor en Auvergne .Cependant il est certain qu’en général les lavessont entièrement privées de soufre. Enfin lesmasses calcaires ne sont pas rejetées par le Vésuve aussi fréquemment que le pense M. r Patrin: ellessont très-rares dans les éruptions modernes, commeje l’ai déjà dit au § 255 ; et tous les naturalistesqui ont étudié le Vésuve , ont pensé, sans met-tre leur esprit à la torture , que ces morceauxdétachés de carbonate calcaire, tantôt seul,tantôt mêlé avec différentes substances et cris-tallisations , appartenaient aux couches internes