LIVRE VII. CHAP. XCVII.
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spécialement de muriate de soude, on voit surna-ger et flotter une très-grande quantité d’asphalte,qui sortant fluide du fond du lac , se consolideà la superficie , et est recueilli par les Arabes quien font un commerce. Qu’on réfléchisse sur lemélange du pétrole avec l’eau salée , phénomènequi se répète dans beaucoup d’autres lieux parmilesquels je me bournerai pour le présent à citerles puits de pétrole de l’Apennin de Plaisance ,dans lesquels le bitume fluide flotte sur les eauxchargées de muriate de soude , de chaux et demagnésie ( Yoy. le Mémoire de M ' Gottardi surles eaux de Lusignan , imprimé à Parme en i8i3),et le pétrole de la péninsule d’Abscharon, à labase du Caucase, où suivant la relation de Bie-berstein , près de quelques lacs d’eaux salées, ily a d’abondantes sources de bitume et de naphte.Le long du Tigre , les sources de naphte sont siabondantes , qu’une grande partie de cette subs-tance est emportée jusque dans les eaux dufleuve, où flottante et allumée par les naviga-teurs , elle présente le spectacle curieux d’unfleuve enflammé (Voy. Malte-Brun , tom. 3,pag. 116). Près de la mer Caspienne , on recueilleune si grande quantité de pétrole , qu’elle pro-duit pour le prince de cette contrée , un revenude deux cents mille francs. Dans la Perse , il ya des puits très-abondans en pétrole. Dans legolfe de Bengale , on retire le pétrole de 56o