LIVRE VII. CHAP. CX. 203
refroidissement lent dont la fusion a été suivie,comme il l’avait annoncé en 1790; et il cite le3 . e vol. des Transactions d’Edimbourg. M. r De Lucne croit pas à la possibilité des cristallisationsformées au sein des laves fluides, parce qu’il luisemble ( Voy. Journal des mines , n.° n 5 , pag.22 ) que le jeu des affinités ne peut avoir lieuque lorsque les molécules sur lesquelles elles agis-sent , sont en pleine liberté de s’unir, ce qui,suivant lui, ne saurait arriver que dans les fluidesqui sont en un état de parfaite liquidité. Or l’étatdes laves n’est pas tel ; elles sont certainementfondues, mais leur fusion est dense et pesante;elles 11’ont de mouvement progressif que sur despentes rapides ou à cause de l’impulsion qu’ellesreçoivent de la matière qui sort du volcan, lespousse en avant et les fait écarter sur les côtés.Comment, demande M. r De Luc , le jeu des affi-nités ponrrait-il avoir lieu dans une telle masse?J’observerai que la fluidité des laves est à peuprès semblable à celle des métaux fondus danslesquels il se forme beaucoup de cristallisations,comme le démontrent les géodes métalliques deMonge, et ces cristaux qu’on trouve dans lesscories et dans les fentes des fourneaux à fusiondes fonderies (Voy. § 19). J’ai parlé dans le § 653 ,de la fluidité des laves , et ce degré de fluiditéme paroît plus que suffisant pour que la matièrepuisse librement obéir à l’impulsion de la polarité