LIVRE VII. CHAP. GXI.
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petits trous , sont ronds , toutes leurs faces sontégales : mais ceux qui sont voisins des videsallongés , sont constamment allongés eux-mémesdans la même direction. Ce phénomène est desplus singuliers et mérite une attention particulière.La constance du fait prouve qu’il n’y a aucunaccident qui l’ait produit, et qu’il doit y avoirun rapport entre la forme des vides et l’allonge-ment de l’amphigène qui les environne. Ces am-phigènes ont les angles nets, les faces très-bien pro-noncées. Il ne paroît donc pas qu’on puisse ima-giner l’amphigène préexistant, fondu et entraînécomme le gaz dans le vide; car dans ce cas toutela forme du cristal aurait été détruite. On n’auraitvu qu’un globule informe ou rond, au lieu d’unpolyèdre octogone allongé , qui ne se méconnoîtjamais , pas même les couches concentriques quientourent le noyau noir au milieu. Il paroît doncévident que les parties constituantes de l’amphi-gène se rassemblèrent et sortirent de la lave pen-dant qu’elle coulait, et que le mouvement com-posé de cette substance dans le sens du courantet vers le centre de cristallisation, lui a fait prendrecette forme allongée.
§ 681. Si l’on voulait donner à cette rochede Borghetto le nom de trapp ou d’amigda-loïde, ou de wacke , ou bien toute autre sem-blable dénomination , qu’on fasse attention quecette même roche forme une couche superficielle