LIVRE VIII. CHAP. CXIII. 247
| 692. Il résulte de la description de la rochede Port-Rush faite par M. r Richardson, i.° quecette roche n’a pas le même grain dans touteson extension ; qu’elle est configurée diffé-remment dans ses diverses parties, c’est-à-dire,en prismes au côté occidental, et en couches aucôté oriental. Voyons maintenant si ces phéno-mènes répugnent à la fluidité ignée, et s’ils sontdifférens de ceux que nous présentent les véri-tables laves des volcans. J’ai examiné plusieurscour ans de lave du Vésuve et des Champs-Phi é-gréens, et je n’ai trouvé aucune de ces lavesde quelque étendue , qui eût partout le mêmegrain. Dans celle de 17943 I e grain était géné-ralement cristallisé ou saccaroïde ; mais dansquelques parties, il était terreux, et dans d’au-tres tellement fin, serré et uni, qu’il imitait celuidu petro-silex. Cela ne peut pas être autrement,puisque le grain de la lave dépend de plusieursprincipes , et en particulier du mélange des ter-res plus ou moins parfait, de leur fusion plusou moins considérable , de l’intensité de la cha-leur , du développement des gaz, et des cir-constances du refroidissement. Or il n’est paspossible qu’il n’y ait quelque variation par rap-port à l’un ou à l’autre de ces élémens , dansles différentes parties d’une aussi énorme massede matière que celle qui forme un courant delave ( Voy. ce qui a été dit sur cet objet dans