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Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
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de la chaux de pierres dures emmarbréesquand on peut se les procurer , &

de la chaux do pierres blanches &tendres qui sy trouvent presque par-tout. Ce sont encore les mêmes foursqui font en usage à Vichi, à Lyon ,Acad. vjGi , page 18g , en Dauphine ,&c en plusieurs autres provinces deFrance.

Dimensions & constructions de ces fours.Le vide ou intérieur de ces fours est unentonnoir : en Flandre on lui donnevingt - huit pouces de diamètre par le bas.Doye7 l lart du Chaufournier , pi. 1 & II,figures i , 4 , g. Le diamètre augmentede quatre à neuf pouces par pie dehauteur du four , jusquà ce que Taxeait acquis une hauteur proportionnée à^exploitation quon se propose : un petitfour séleve iufquà sept ou huit pies dehauteur, & peut avoir au sommet cinqà six piés de diamètre ; au lieu quungrand séleve jusquà quinze & leize piés,& aura au sommet huit à douze piésde largeur dorifice. Ailleurs on leur donnepar le bas jusquà près de cinquante poucesde diamètre. On fait donc de ces foursà chaux qui ne contiennent quenvironfoixante-quìnze piés cubes de matière à lafois pour des particuliers qui veulent bâtir,& dautres qui en contiennent jusquà sixcens piés. On joint auísi plusieurs de cesderniers ensemble pour les entreprisesde grande consommation. Les propor-tions de tous ces grands & petits fours , neparoissent déterminées que par le caprice& les idées particulières à chaque chau-fournier , ou même au maçon qui lesconstruit. Le plus ou le moins de talutà donner au pourtour de 1 entonnoir ,depuis deux jusquà quatre pouces &

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demi par pié de hauteur , dépend uni-quement , dit le maçon , de la soliditéplus ou moins grande du terrain fur le-quel on établit le four. Il faut plus detalut si le fond nest pas ferme; si lescôtés étoient moins inclinés que dunsixième de leur hauteur , la masse depierre dont le four fera rempli , tombe-roit trop promptement au fond , & yformeroit un poids capable débranler lé-disice. Si le four , selon les chaufourniers ,est trop évasé , le feu ne peut en atteindreles bords. 11 y a lieu de croire que cesdiverses prétentions ne font pas fans fon-dement , & que lopération du feu de cefour nexigeant pas une grande précisiondans son degré de chaleur , en peut effec-tivement admettre une certaine latitudedans le meilleur module de ses propor-tions , comme nous le verrons par lesdétails. Mais par-tout , lart du chau«fournier ma paru navoir été éclairé jus-quà présent, dautres lumières que dela tradition locale des gens grossiers quile pratiquent.

Le cône renversé du four B C , fig. 4 ,est porté sur un foyer cylindrique G,du même diamètre de vingt à vingt-huicpouces , & de dix-huit de hauteur , quisert tout à la fois de cendrier , de dé-charge & de soufflet pour le four. Onpratique à ce foyer une, deux , trois ouquatre gueules F, figures 4 Sz $, selonla grandeur du four, chacune de quinzeà seize pouces de hauteur , & de douzeou treize de large, pour pouvoir y fairepasser aisément une pelle de fer de leípecede celles que lon appelle efeoupes : chaquegueule est cintrée par son sommet dedeux pouces , figures 7 , fur une barrede fer i de vingt-cinq lignes de largeur