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que des portes de fer avec registres ,comme à nos poêles d’appartemens , leurdonneroient le moyen de gouverner lefeu avec la plus grande facilite. J’en aifait faire de telles en faveur d’un vieuxchaufournier , praticien de quarante ans,qui m’en a remercié plusieurs fois , commed’un grand présent.
Les gueules par lesquelles on tire tontela chaux du four , à mesure qu’elle estfaite , sont sujettes à de fréquentes dégra-dations. Leur cintre , qui n’est porté quefur une feule barre, se brise à forced’être heurté par le manche d’une pelleque l’on enfonce dans la chaux , commeun levier pour la faire tomber dans lecendrier ; leurs piés droits s’e'cornent &fe détruisent par les coups fréquens de lamême pelle qui ramasse la chaux. II fau-droit dans le cas d’une exploitation suivieplusieurs années, que les gueu'es fussentgarnies d’un châssis de fer , qui en lesdéfendant, ferviroit de battée à la portede tôle.
11 ne suffit pas toujours , pour opérerLégalité du feu dans tout le cercle du four,de bien ménager le courant de l’air outirage par le cendrier. 11 fe rencontredans le massif des pierres , fur-tout auprèsdes parois du four, des endroits où lefeu ne pénétré pas comme ailleurs ; cequi vient en partie de ce que la pierre ,cn tombant des mannes, se trouve plusentassée dans quelques points que dansd’autres , & moins garnie de houille dansses joints. Ces endroits font remarquablesà la surface du four par la couleur despierres, qui ne font pas imprégnées deíuie , comme celles fous lesquelles le feua fa t plus de progrès. 11 faut y donnerun peu de jour , peur que le feu s’y
A T IONS.
porte davantage. C’est à quoi sert la lance,fis 61 pi- 11 du Chaufournier. Le chau-fournier dreíîe la lance fur íà pointe ,& en l’agitant la fait entrer & pénétrerà travers les pierres de toute fa longueur :il la retire & la replonge plusieurs foisde fuite dans le même trou , pour y formerun petit canal, & en pratique plusieurssemblables dans le voisinage, s’il le jugenécessaire. II n’en faut pas davantage pourdéterminer le feu vers ces parties, &rétablir Légalité. Ces coups de lances sontfort rarement nécessaires ailleurs qu’auprèsdes parois de l’entonnoir, & m’ont faitjuger que les fours moins évasés sont plusf avorables que ceux qui le sont davantage,dans ces premiers le feu devant atteindreplus aisément toute la circonférence.
Lorsque le feu approche du haut dufour , il faut en garantir l’orifice par desabri - vents de planches de quatre à cinqpiés de hauteur pour les petits fours ^ &un peu plus élevés pour les grands. Onles dresse entre quelques piquets ; on leschange de place , selon que le vent tourne,& on les abat chaque fois qu’il fautrecharger le four. II n’y a pas d’autreopération à faire à ce four , jusqu’à ceque le feu soit parvenu à l’orifice supérieur,& ait enflammé le dernier lit de houillesous la derniere charge de pierres , ensorteque 1 on envo.e la flamme, ce qui arrivele troisième ou quatrième jour, suivantla grandeur du four , &: que le vent aété plus ou moins favorable par fa mé-diocrité.
De Vextraction de la chaux , & desrecharges du four. Le feu , à mesurequ’il s’éleve , abandonne le bas d u four,dont il a consumé toute la houille, &qui fe refroidit totalement. Alors le chau-