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Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
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rr O B S E R V

que des portes de fer avec registres ,comme à nos poêles dappartemens , leurdonneroient le moyen de gouverner lefeu avec la plus grande facilite. Jen aifait faire de telles en faveur dun vieuxchaufournier , praticien de quarante ans,qui men a remercié plusieurs fois , commedun grand présent.

Les gueules par lesquelles on tire tontela chaux du four , à mesure quelle estfaite , sont sujettes à de fréquentes dégra-dations. Leur cintre , qui nest porté quefur une feule barre, se brise à forcedêtre heurté par le manche dune pelleque lon enfonce dans la chaux , commeun levier pour la faire tomber dans lecendrier ; leurs piés droits se'cornent &fe détruisent par les coups fréquens de lamême pelle qui ramasse la chaux. II fau-droit dans le cas dune exploitation suivieplusieurs années, que les gueu'es fussentgarnies dun châssis de fer , qui en lesdéfendant, ferviroit de battée à la portede tôle.

11 ne suffit pas toujours , pour opérerLégalité du feu dans tout le cercle du four,de bien ménager le courant de lair outirage par le cendrier. 11 fe rencontredans le massif des pierres , fur-tout auprèsdes parois du four, des endroits lefeu ne pénétré pas comme ailleurs ; cequi vient en partie de ce que la pierre ,cn tombant des mannes, se trouve plusentassée dans quelques points que dansdautres , & moins garnie de houille dansses joints. Ces endroits font remarquablesà la surface du four par la couleur despierres, qui ne font pas imprégnées deíuie , comme celles fous lesquelles le feua fa t plus de progrès. 11 faut y donnerun peu de jour , peur que le feu sy

A T IONS.

porte davantage. Cest à quoi sert la lance,fis 61 pi- 11 du Chaufournier. Le chau-fournier dreíîe la lance fur íà pointe ,& en lagitant la fait entrer & pénétrerà travers les pierres de toute fa longueur :il la retire & la replonge plusieurs foisde fuite dans le même trou , pour y formerun petit canal, & en pratique plusieurssemblables dans le voisinage, sil le jugenécessaire. II nen faut pas davantage pourdéterminer le feu vers ces parties, &rétablir Légalité. Ces coups de lances sontfort rarement nécessaires ailleurs quauprèsdes parois de lentonnoir, & mont faitjuger que les fours moins évasés sont plusf avorables que ceux qui le sont davantage,dans ces premiers le feu devant atteindreplus aisément toute la circonférence.

Lorsque le feu approche du haut dufour , il faut en garantir lorifice par desabri - vents de planches de quatre à cinqpiés de hauteur pour les petits fours ^ &un peu plus élevés pour les grands. Onles dresse entre quelques piquets ; on leschange de place , selon que le vent tourne,& on les abat chaque fois quil fautrecharger le four. II ny a pas dautreopération à faire à ce four , jusquà ceque le feu soit parvenu à lorifice supérieur,& ait enflammé le dernier lit de houillesous la derniere charge de pierres , ensorteque 1 on envo.e la flamme, ce qui arrivele troisième ou quatrième jour, suivantla grandeur du four , &: que le vent aété plus ou moins favorable par fa mé-diocrité.

De Vextraction de la chaux , & desrecharges du four. Le feu , à mesurequil séleve , abandonne le bas d u four,dont il a consumé toute la houille, &qui fe refroidit totalement. Alors le chau-