CHAUFOURNIER
3e chaux vive , en pierre, exigent dix-huit pouces cubes d’eau , & forment untotal, en pâte , d’environ dix-huit pouces ;Peau que l'on ajoutera de plus , surna-gera. Si la chaux vive est laissée troplong - temps à l'air avant d’être éteinte,ou qu’elie soit charriée de trop loin ,elle fuse ou se réduit en poussière, &perd son gluten. La meilleure méthode,Joríque cela est praticable , seroit d’é-íeindre la chaux près des fours , & fortpromptement. Dans les temps d’orage ,la chaux fuse plus vite à l’air , sans douteà cause de son humidité. La chaux unefois bien éteinte fe conserve long-temps ,mais elle doit être couverte.
La chaux ainsi éteinte peut recevoirplus ou moins de fable, de ciment, depouzzolane , suivant la nature de cesmatières, ou selon la destination du mor-tier que l’on en forme. La chaux reçoitmoins des matières plus poreuses , commebriques ou tuiles pillées, ciment, terrassede Hollande qui est une pierre argil-leuse cuite , ou une forte du tuf calcaire& calciné.
Si l’on veut que le mortier coule &remplisse les vides de la maçonnerie , ilfaut plus de chaux & d’eau dans le mortier.Les maçonneries en briques qui doiventrésister à l’eau, demandent ausli plus
de chaux, & un mortier plus clair. Avecles pierres dures , hors de Peau , lemortier peut être plus épais avec moinsde chaux. Inexpérience locale apprendaux ouvriers les proportions qu’ils doiventsuivre , & qui dépendent beaucoup de lanature de la chaux.
Plus on bat, boule , remue , agite entout sens le mortier, plus la chaux quiy est devient liquide ; mieux elle s’unitavec le fable, & moins auílì il y fautd’eau. C’est ce travail qui fait le bonmortier. Les anciens ne mettoient pointd’eau dans le mortier.
Les fables les plus purs font le meil-leur mbrtier ; les sables terreux deman-dent moins de chaux , & font le plusmauvais ouvrage.
Si l’on fait du mortier avec la chaux& de la tuise ou des briques pilées, quel’on choisisse les mieux cuites, & celiezqui n’oní pas été à la pluie. La pozzo-, lane n’est qu’une calcination des terres parles volcans.
Les matières qui aspirent l’humiditédu mortier , lui font perdre son gluten.'C’est par cette raison qu’il faut fairetremper les briques, mouiller certainespierres, inonder ou bien laver un vieuxmur que l’on veut replâtrer, avant qued’y appliquer le mortier. ( B. C. )