Buch 
Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
Seite
49
JPEG-Download
 

ARCHITECTURE. 43

deux cachots ( planche II, au plan 44 à un des angles, une porte {planche II,

& au profil 17. ) pour mettre les per-tuisaniers , les forçats nayant pas dautrepunition que les menotes, doubles chaî-nes , la bastonnade , ou la mort íì lecaslexige, restant jusquà la punition surleur banc.

Les greniers qui règnent au - dessusdes salles sétant trouvés vastes & com-modes , on y a ménagé les casernes despertuisaniers ( planche II, au profil 8. )quon auroit pu mieux établir, si onles avoir exigées dès le commencementdu projet.

Ce genre de bâtiment exigeroit unecour ( planche II , au plan 47. ) d'uneétendue vaste , qui ossriroit, fans doute ,un coup-dccil agréable fur toute la lon-gueur , mais elle deviendroit dune gardetrop difficile malgré l'élévation des murs( planche , III , au profil du vestibule zo ,& celui des salles N. ) qui fervent

au plan 57. ) est posté un corps-de-garde de pertuisaniers ( idem ) pourvoir ceux qui entrent St sortent , St sisous quelque déguisement le forçat nesévade pas , quoiquenchaîné depuis lqmatin jusquau soir dans fa cabane.

Au milieu de cette cour est une latrine( planche II , au plan 4§. ) commune atous les gens libres , qui est voûtée- pourempêcher quon ne la perce Sc quon nesévade par-. Les lunettes font grillées,ainsi que toutes celles du bagne. A côtéde ces latrines il y en a dautres pourles officiers ( idem 46. ) Aux environs deces latrines , est une fontaine publique( idem 5 0 . )

A chaque extrémité de la cour setrouve un lavoir ( planche II , au plan $$ :bassin de vingt-quatre piés de long fur huitpiés de large ) ils lavent leurs bardes,dont ieau de ce bastìn , étant lâchée dans

daqueduc à leau, conduite au premier ! le souterrain , entraîne tout ce quelle

ttage.

Cette cour est destinée aux cabanesSc baraques des forçats ( planche II ,au plan £Z & planche III , au profil des

rencontre.

Ces souterrains reçoivent, outre cela ,touteleau du toit, par le moyen dun chaî-neau en plomb qui la conduit aux extrémi*

salles F. ) qui font de petits appentis ( tés. Aussi lorsque jy ai fait descendre pourouverts depuis le toit jusqu à terre , í les visiter, on les a trouvés aussi nets quo

pour que leur garde puisse voir sils sydéferrent. Cesl dans ces baraquesles forçats , qui ont tous le privilège

dès le premier jour ; Scies salles ne sont in-fectées daucune mauvaise odeur , commequelquespersonnes lavoient prétendu avant

de travailler à leur métier , négocient j lexécution. Voye\ les planches indiquées

avec le public, pour lequel on a ménagé : & leur explication.

Tome III, ( Plançhes du Dicl, rais. des Ans, ) C *