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2 MEMOIRES POUR l/HlSTOIREelle. Leur forme extérieure est extrêmement simple, &elle f est à un point qui est une grande singularité. Toutf extérieur de i’insecte ne montre rien qui le fasse foupçon-fig- ner celui d’un infecte *. Plus í’infecte est grand, plus il estparfait, & moins il a l’aird’avoir vie. Dans le temps même’ où il est devenu en état de fe multiplier, dans le tempsoù il est occupé à pondre des milliers d’œufs, il ne paroîtqu’une galle, qu’une excroissance semblable à celles desarbres, dont nous avons parlé dans leMémoire xn. tomeIII. qui doivent leur origine à des piquûres d'i n sectes,& dans lesquelles des insectes s’élevent. Ce ne font passeulement des yeux ordinaires qui jugent ces petits ani-maux de simples galles d arbres, ils ont paru tels auxyeuxles plus accoutumés à obíérver. M. le Comte de Marsilliâpres avoir étudié ceux d une efpece, les a toujours mécon-nus pour des insectes, & est resté convaincu qu’ilsn’étoientque des galles.
Des insectes qui ressemblent si fort à des galles, quoi-qu’ils n’ayent de commun avec elles que la ressemblanceextérieure, m'ont paru ne pouvoir porter un nom plusconvenable que celui de Gaiïmseftes. Ce serà le nomcommun à toute la classe,qui en manquoit; & je distin-guerai les elpeces par le nom de la plante fur laquelle ellescroissent, ou par d autres particularités. Les gallinsectes nefçauroient être placées plus convenablement, ce me sem-ble, qu'à la fuite de l’histoire des Galles, par laquelle sinitíe troisième volume de nos Mémoires; ceux qui voudrontobserver les galles, doivent etre mis en état de ne les pas con-fondre avec des iníectes qui leur restemblent, & de donnerà ces derniers une attention dont ils font très-dignes.
Cest fur les arbres, fur les arbrisseaux, St ordinairementfur des plantes qui passent sbiver, que croissent les gallin-sectes. II faut à toutes celles que je comtois, une plante qui