* PI. 5. fig.
3 -
* PI. x. fig.2 .
* PI. 2, fig.4 & 8 .
4 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREcomme le íont quelquefois ces graines appellées larmesde Job *, dont on fait des chapelets.
Des eípeces de tubérosités qui n’ont rien de propre,foit par leur figure, soit par leur couleur, à s’attirer de l’at-tention, au roi en t pu être long-temps ignorées, fi elles nese multiplioient pas quelquefois à un point excessif furnos arbres, &fur-tout fur les arbres fruitiers Les pêchersen sont quelquefois tout couverts, tant d’une elpece enforme de bateau renversé *, que d’une en petits grains *qui approchent de la figure íphérique; leurs branches ensont désagréables à voir, elles,paroissent toutes galeuses.Les jardiniers attentifs ont foin de les nettoyer de ces gal-hnfectes, ils croyent q tf elles font souffrir f arbre, du moinsest - il ítìr ' qu’elles vivent & croissent à ses dépens. Lesfeuilles & les fruits qui font au-dessous des branches troppeuplées de gallinfectes, font quelquefois salis & noircispar seau qui, après avoir lavé les gallinfectes, tombe furces fruits & fur ces feuilles. Les orangers font une desefpeces d’arbres qufon soigne le plus dans ce pays; ils ontdes gallinfectes de celles qui font faites en bateau ren-versé, & ce font de tous les arbres ceux à qui on est plusattentif à les ôter. Leurs gallinfectes sont aussi les premièresfur lesquelles nous ayons eu une fuite d’obfervations pres-que complette, & propre à nous les faire bien connoître.Elles ont été faites de concert par deux habiles observa-teurs, M. rs de la Hire & Sedileau , qui les ont publiéesclans les Mémoires de l’Académiede 1692. Là ils don-nent à ces insectes le nom de punaises des orangers, nomqui leur a été aussi donné par des jardiniers, quoiqu’iisn ayent rien de commun avec aucune des efpeces depunaises connues.
Si des efpeces de gallinfectes font quelque mal à nosarbres, nous en sommes assurément plus que dédommagés