des Insectes. L Mem. f 23
plus convenable. Les feuilles que j’avois transportées chezmoi dans des jours chauds, se desséchoient au bout dequelques heures, alors les gallinfectes {entant qu elles n enbroient plus de suc s’en détachoient; elles se mettoienten marche pour en aller chercher ailleurs de plus fraîches& de plus succulentes.
Quand on a vû une fois marcher les gallinfectes, ondistingue leurs jambes * dans le temps même où elles íont &c .fixes; les jambes font pourtant alors retirées fous le corps,mais le corps a aisés de transparence pour les laisser apper-cevoir. II y e n a au moins quatre * qui font très-recon- * Ng. 4 -Noissables; elles font placées comme les quatre bras dunecroix à doubles bras, dont la ligne du milieu du corps de1 infecte feroit la tige.
Lorfqu’on trouve des gallinfectes fur les feuilles, onen trouve aussi de même âge fur les bouts des nouveauxjets du pêcher *. La même raison les détermine a s arreterfur les unes 6c fur les autres.
Quoique leur corps soit alors comme une plaque ex-trêmement mince, fi on i’obferve avec une forte loupeou au microscope, il paroît beaucoup de travail fur fa fur-face supérieure. Un oval * plus petit que celui de la circon- * F>g- 3ference extérieure à laquelle il est concentrique, semble ^marquer le contour du dos; il est uni, ou au plusmarqué de quelques points ; mais de la circonférence dec et oval partent des lignes, ou plutôt de jolies canneluresqui se dirigent comme des efpeces de rayons à tout lehord du contour extérieur du corps.
Avec le temps les gallinfectes de nos pechers & cellesdes autres arbres deviennent réellement immobiles, inca-pables de faire aucun usage de leurs jambes , mais les au-teurs qui ont traité de quelques efpeces de ces insectes, ontCru qu elles pçrdoient ie mouvement pour toujours bien
‘Fig.
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