26 MEMOIRES POUR L’HlSTOlREgrand nombre de petits tubercules; on apperçoit aussi*PI. 2. 5 ». alors sept à huit longs fils * ou poils qui partent de divers5 /> F F, endroits de la circonférence du corps, mais différemmentJfsr c. pj ac £ s> & différemment dirigés. II y a de ces fils qui vonts attacher au bois aisés loin du petit animal.
Vers les premiers jours d’Avrií, non-feulement les gai-linsectes paroiífent encore plus renflées, elles commen-cent même à prendre une convexité très-senflble. Quoi-qu’alors elles ne soient plus en état ou en disposition dechanger de place, elles font des mouvemens qui prouventbien qu’elles sont animées. J’en ai vû dans le commence-ment d’Avril, de celles du pêcher & de celles du noisetier,se défaire de leur vieille peau; leur manœuvre étoit aiséssemblable à celle des autres insectes en pareil cas. Quelque-fois elles recourboient leur corps , elles félevoient de façonqu’elles ne restoient appliquées contre la petite brancheque par la tête & par le derrière; on pouvoit appercevoirle vuide qui étoit entre leur ventre & la surface de l’arbre;elles s’appiatiíToient bientôt après. Dans d autres momensj’ai vû des gallinsectes qui élevoient peu à peu leur tête& toute k partie antérieure de leur corps, leur derrièreétoit leur seul point d’appui; ensuite elles selaifloient re-tomber peu à peu. J’en ai vû d’autrcs qui avoient le corpscontourné de maniéré qu’il n’étoit appuyé contre l’ar-bre que par le milieu du ventre. Tous ces mouvemens& toutes ces contorsions tendoient à forcer la dépouillequ’elles vouloient quitter, à se fendre ct à se briser; je disà se briser, parce que je n’ai point vû de gallinsectes sortirpar la fente qui s’étoit faite à la dépouille, comme leschenilles sortent par celle qui s’est faite à la leur. Nos gal-linsectes k font tomber par lambeaux qui font blancs,minces & très-traníparens. II y en a à la vérité de très—grands, il y en a qui couvraient le quart de la surface de