3 6 MEMOIRES pour l’Histoire
fournir à fembryon de la mouche dequoy vivre.
Les gaîliníectcs m’ont elles-mêmes appris que loin queles petites mouches fuííent pour elles redoutables, ellesattendoient & aimoient leur approche. De tous les êtresanimés elles font ceux qui le semblent le moins, & lesmoins propres à montrer leurs fentimens, elles les mon-troient cependant à leur maniéré. Celles fur le corps def-quelles des mouches marchoient, fur-tout celles aux-quelles les mouches étoient prêtes àfe joindre, ouvroientplus que les autres cette fente qu’elles ont à leur partie* Pf. 4. fig. postérieure * ; j ai vû même alors fe former à cette partie &14. u. s’élever des bords qui n y font pas en d’autres temps. Lesparties charnues qui íònt aux environs de 1 anus, ou î’anusmême, entroient apparemment alors dans cette fente , &s’élevoient au-deífus de fes bords ordinaires. 11 m’a mêmeété aisé de voir que fan us ou quelqtf autre ouverture char-nue étoit alors dans cette fente, car il m’est arrivé de voirquelquefois une goutte de liqueur fe montrer peu à peu, &grossir ; elle fortoit de f ouverture que la loupe me faiíòitdécouvrir. J’ai comparé les fentes des gallinfectes dont lesmouches venoient de fe séparer, dont f accouplement ve-noit d’être fini, avec les fentes de diverses autres galliníe-ctes, Scies fentes des premières m ont toujours paru sensi-blement plus ouvertes que celles des autres.
Si nos gallinfectes ne nous offrent point la singularitéde fe féconder chacune elles-mêmes, que M. r Cestonileur a cru, si elles ne nous offrent pas celle de s'accouplerprefqu’en naissant, comme M. rs de la Hire & Sedileau ontpensé qu’elles faisoient , elles nous offrent au moinscelle d’avoir des mâles dune forme bien différente de laleur, & d’une grandeur bien difproportionnée. II est plai-sant que le mâle marche , fe promène fur le corps de lafemelle à laquelle il yeut fe joindre. On yoit souvent le