68 MEMOIRES pour l’HistoirePI. 6. fig. alloit du côté de la tête * de l’insecte, & de-là elle re-'' venoit d’où elle étoit partie, en faisant diverses sinuosités.Tout le contour du corps étoit couvert de fioccons decoton bien autrement longs, 6c bien autrement fournisqu’ils ne l’étoient lorsque je les avois vus la premièrefois, 6c tous posés les uns auprès des autres d’une ma-niéré qui ne permettoit pas de douter qu’ils n’eussentcrû, qu’ils n’eussent comme végété dans les places où ilsétoient.
II paroît donc certain que cette matière cotonneuse nevient point d’une seule filière semblable à celles des chenilles6c des araignées, mais qu’il y a sous le ventre de la galíinsecteun très-grandnombred’ouvertures imperceptibles, analo-gues, si l’on veut, auxfilières des autres infectes, 6c que lesprincipales de ces filières sont tout autour du corps. Nousne parlons actuellement que d’une matière cotonneuse quidevroit, ce semble, être composée de fils courts, 6c quandnous avons décrit les nids d’œuss, nous avons dit que leurenveloppe peut fournir des milliers de fils fort longs.Cette matière cotonneuse est gluante, puisqu’elle s’attachepresque comme une gluë à tout ce qui la touche, il y 3apparence auífi que le ventre de l’insecte contre lequelelle s’est attachée , en s’éloignant par la fuite de l’écorce dei’arbre, tire cette matière en fils,comme en pareil cas on ytireroit de la gluë ou quelque gomme ou résine ramollie. Jeconçois même qu’elle est encore tirée par les œufs enfils plus déliés 6c plus longs que ceux qu’elle forme na'turellement. Les chapelets d’œuss sont poussés a \eCforce, puisqu après avoir été conduits vers la tête, #font ramenés vers I anus, les œufs de ces chapelets q 11 *rencontrent en chemin cette matière cotonneuse la tirenbl’étendent en fils, 6c s’en couvrent.
Les eípeces de gallinsectes qui font des nids cotost'