des Insectes. II. Mem. 9 }
on les iaiffoit alors exposés aux injures de I air, ii en periroit trop, il n’en resteroit peut-être pas aíìez en viepouidonner de bonnes récoltés dans i’année suivante. Par cetteraison avant que la fâcheuse saison arrive, les Indiens cou-pent des feuilles de nopais fur lesquelles sont de petitescochenilles qui n ont pas encore pris tout leur accroiííe-
Mem : ils les portent dans leurs habitations^les infec-tes dont les feuilles y sont chargées , sont à 1 abri de lapluye. Ces feuilles de nopals, comme celles de quan-tité de plantes grasses des pays chauds, peuvent relierlong-tennps hors de terre fans so dessechei, &. meme yrester très-fucculentcs. Elles soumissent donc une nourn-tnre suffisante aux petites cochenilles qui sy sont atta-chées. Ces cochenilles grossissent & croissent à un tepoint, q U e q U and la saison des pluyes est passée , elles sontprés de sistre leurs petits; car, comme nous lavons de-ja dit, les cochenilles sont vivipares.
Celles qui ont été conservées a couvert, sont cel-les qui doivent être semées pour fournir les récoltésdans la belle saison. Pour les mettre en état de mul-tiplier d’une maniéré dont on puisse profiter, les In-diens font des efpeces de nids semblables à ceux desoiseaux, mais beaucoup plus petits, soit avec de la moussepareille à celle de nos arbres, soit avec un foin fin ouune paille fine. soit avec ces filamens bourreux qui en-veloppent les noix de cocos. Dans chacun de ces nidson met douze ou quatorze cochenilles; on porte ces nidsdans les plantations d’opuntia qu’on a eu soin de faire &de préparer; on les place entre les feuilles, ou,selon leterme des Indiens, les pencas. Les épines qur sy tiou-Vc nt, donnent la facilité d’y assujettir íufìiíammentpetits nids. La quantité de ces nids doit être consi-dérable, puisque les cochcstiUcs memes qu on a mies
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