des Insectes. II. Mem. 97
Pour ne rien perdre, les Indiens ratifient les feuilles, a Ud en détacher ces petites cochenilles; il leur faudioittropde temps pour les faire tomber avec le pinceau; les ra-clures de la plante fe mêlent avec la cochenille, & íontcause que la drogue est moins nette. Bailleurs les coche-nilles-meres, ou prêtes à être meres, se trouvent meleesavec beaucoup de jeunes & petites cochenilles. Lorsque& tout est decsséhé, on a un mélange de gros & de pe-t ' ts grains ; aufii cette forte de cochenille est nommeegwnilla par les Espagnols. ...
Après que les Indiens ont ramassé les cochenilles, dsles font périr, fans quoi ils pourroient perdre une partiede leur récolté. Les meres, quoique détachées des p n^s, peuvent vivre pendant quelques jours & faire leurspetits*, ses petits nouvellement nés font vifs, ils aiment acourir;ils se disperseroient bientôt, & ce seroit autant dedéduit sur le poids de la cochenille qui avoir été ramas-sée. II y a différentes pratiques usitées pour faire périr cesInsectes. Quelques Indiens les mettent dans une corbeille»ils les plongent ensuite dans seau chaude; & après les enavoir retirés, ils les exposent au soleil pour les faire sécher,p’autres ont de petits fours construits exprès , qu onéchauffé au degré de chaleur convenable pour faire mou-dr les cochenilles qu’on met dedans fur une natte. Ilsappellent ces fours des tctnascales. Les femmes des In-diens font cuire leurs pains ou gateaux de maiz fur desplaques fous lesquelles elles allument du feu; on fait eu-core périr les cochenilles fur ces mêmes plaques appel-le 5 des comales. C’est de ces différentes maniérés de fairemourir les cochenilles, que dépendent principalement lesdifférentes couleurs de celles qu’on nous apporte. Les^chenilles vivantes, comme la plupart de nos galliníec-
t€s > font couvertes dune poudre blanche; celles qu onTome IK • N