Des Insectes. II. Mem. 117observations de M. Breynius 11e nous donnent cettehistoire complette. Je ne fuis point inquiet de ce quedeviennent tes petits après íeur naissance; quoique M.Breynius ieur fasse courir ta campagne, comme M. rîGaridel & Emeric ta font courir aux petits du kermès,d y a grande apparence que ces jeunes infectes, com-We ceux des gallinfectes & des progallinfectes, fe fixentpeu de jours après être nés, fur quelque plante ; qu ils s’ynourrissent, & qu’ils y croissent. Mais ce qui reste à éclair-cir, c’est comment ceux qui parviennent a la grosseur desgrains de poivre, fe transforment, ou semblent fe trans-former en une boule logée en grande partie dans un ca-lice ; <Sc s’ii y a réellement une seconde transformation,lorsque finfecte en boule & immobile devient par la fuitevu infecte long & qui marche. J’ai bien de la peine àcroire que la premiere transformation, celle en boule, soitréelle, c’est-à-dire, qu’elle ait quelque chose d analogueavec la transformation des chenilles en crifalides, ou avecïa premiere transformation des vers qui doivent devenir
des mouches à deux ailes semblables à celles de la viande, &que /'appellerai dans la fuite transformation en coque ; d au-tant que dans les transformations de ce dernier genre, quinous font connues, finfectene fort de fa coque c/u aprèsavoir pris ía dernière forme, & qu’il n’en est pas de mêmeau moins des progallinfectes des petits grains, de cellesqui font les mâles , & qui doivent passer à fêtât de mou-ches. Mais j’aurois bien du penchant à croire que la mé-tamorphose de la progallinfecte en grain rond, n’estqu’apparente, qu’il arrive à i’infecte de fe gonfler & des arrondir peu à peu, à mesure qu’il croît, comme il arrive àdiverses gallinfectes, soit à celles qui prennent des figuresde rein, soit à celles qui deviennent des sphères assésparfaites. Or je n’appeile point ce changement une
Piij