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Tome quatrième.
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Ï44 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREil y en a dont le corps est très-mince, très-applati, tel estcelui des mouches des vers mangeurs de pucerons; & qued autres ont le bout du derrière recourbé en crochet. Lebout du corps est communément moins gros que ce quile précede; cependant on trouve dans les nids des hi-rondelles une mouche déja singulière * par la forme de sesailes, dont le corps est plus gros à son bout que par toutailleurs, & qui est échancré en cœur. II y a des différen-ces analogues à celles que nous venons d’indiquer, entreles mouches de la classe caractérisée par le filet sensiblequi fait la jonction du corps au corcelet; mais il seroitiong Sc aisés inutile de parcourir toutes les variétés decette nature, que les mouches de ces deux dernièresclasses peuvent nous offrir.

La feule partie postérieure peut nous aider à distingueríes uns des autres bien des genres de mouches. Les mou-ches qui font armées de ces aiguillons dont nous redoutonsles picquûres, n’ont que trop de quoi se faire connoître.

L) autres portent au derrière des instrumens que nousferons d autant plus disposés à admirer, que nous n’a-vons rien à en craindre. Ce ne font, à la vérité, que les fe-melles qui les ont : mais pour bien connoître un genrede mouches, il en faut connoître les femelles & les mâles»Quelques-uns de ces instrumens font des efpeces de tarrie-res logées dans un étui. Cet instrument forme quelque-fois une longue queue à {'infecte; il lui sert à percer, & àentailler íes corps dans lesquels il veut déposer ses œufs*Plusieurs femelles ichneumons ont cette longue queue»U y a des infectes, comme la cigale, qui ont une forteSc grande tarriere,qui cependant ne leur fait pas une lofl"gue queue; elle est logée en partie fous leur ventre, o 1 *dans leur ventre même. Ainsi certaines mouches doive IlCctre appellées des mouches à aiguillon, Sc dautres desmouches à tarriere.