* Tome 111mMem . /.
* PI. 1 2 , fig.6 . d.
*ffi
* Fig. 6, b.
l66 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREquoique roide. Ce qu’on doit sur - tout remarquer ;c’est que la position respective de ces crochets, est dire-ctement contraire à la position des dents ou des serresdes chenilles, & à celle des serres de divers insectes. Lesdeux crochets font parallèles i’un à 1 autre, ils ne vien-nent jamais se rencontrer l’un sautre; ils ne font nil’office de dents qui agissent 1 une contre 1 autre, ni mêmel’office de ciseaux. Je veux dire qu’ils ne font pas des in>strumens qui doivent agir sun contre lautre pour broyerâ pour couper; ils servent pourtant tous deux à déta-cher , à rompre en petites parcelles les sibres charnues dontlever se nourrit, mais c est en ratissant, en piochant, pourainsi dire, qu’ils dépiécent la viande. Nous avons expli-qué ailleurs * comment des vers mineurs des feuilles dela jusquiame, piochent dans le parenchyme de ces feuillesavec deux crochets semblables.
Outre les deux crochets, ce ver a une efpece de dard *qui n’a pas plus du tiers de leur longueur; il est placécntr’eux, à distance égale de l’un & de lautre; commeeux il est brun, & de même de nature écailleuse; mais ilest tout droit, & se termine par une pointe sine: ía figure& sa consistance semblent apprendre qu’il est fait pourdiviser par des coups redoublés, les petits fragmens queles crochets détachent. Les crochets ont vers les basescomme deux épines * écailleuses.
Immédiatement au dessous des deux endroits percéspour laisser sortir les crochets, est la bouche * ; car on nepeut prendre pour autre chose une petite ouverture,qu’on ne découvre que quand par la pression, on forcele ver à la montrer. La pression bien ménagée fait austrparoître au milieu de cette bouche, une petite partie enforme de mammelon, qu’on peut, malgré sa figure, M>m-iwer la langue, ou, fi l’on veut, le sucçoir. Ces vêts