■178 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREme fit une picquûre très-douloureuse, mais qui 11e futsuivie d’aucune inflammation.
* Pi. 13. fig. Des vers * qui vivent ordinairement dans des eaux qui
croupissent, nous donneront un exemple de ceux qui peu-vent composer un second genre de la troisième claíse. Ilsn'ont qu’une enveloppe membraneuse; leur tête est oblon-gue. II y en a de bien des eipeces,entre lesquelles quelques-unes font plus courtes que les autres proportionnellementà leur grosseur, quoiqu’elles ayent toutes une figure très-allongée. La partie postérieure du ver se termine par une* p. eípece de tuyau *, dont le bout est ouvert pour donnerentrée à l’air ; là est leur principal organe de la respiration.Dans la fuite nous ferons mieux connoître ces vers, quise transforment en des mouches à deux ailes que Rap-pelle à corcelet armé , parce que du bout postérieur deleur corcelet partent deux especes d'épines dirigées versle derrière.
Au lieu que les corps des vers des genres précédensfont ronds ou presque ronds, d’autres vers qui ont unetete faite à peu près fur le modèle de celle des premiers,ont le corps applati, & doivent par cette raison être misdans un troisième genre. J’ai trouvé deux eipeces des vers
♦ PI. 13.fig- que je veux faire connoître, l'une * dans des bouzes de19 & ìo. vache, 8 c l'autre * dans des agarics du sicomore de Paris.-6 & 7.^' Ceux de la dernière efpece ion t grisâtres, & ont un aisés
bon nombre de grands poils, fur-tout fur les côtés &tout du long du milieu du dos. Ceux du premier genreont moins de poils; leur couleur dominante est le brun rils ont pourtant des taches jaunâtres. J’ai vu à ceux des*Fig. 5 ,c,c. bonzes de vache, deux crochets parallèles * qu’ils faifoientsortir de leur bouche, comme tant d’autres especes devers qui deviennent des mouches à deux ailes, en son Lsortir de semblables de la leur.