* PI. 15. sig.
j 9? 10, i 1
& 12. C, C.
* PI. 1 j. fig.11 .
* Tome III.Mein. V.
* Fig. 6.
* fig- 7»
184 MEMOIRES POUR l’HíSTOIREécailleuses; mais ce qu’ils ont déplus, &ce qui leur estpropre, ce font deux especes de courtes jambes, ou,plusexactement, deux especes de crochets * placés à leur boutpostérieur ; ce font deux parties dont le bout au moinsest écailleux, & qui leur fervent plus à se fixer, à se cram-ponner , qu’à se pousser en avant. On trouve ces deuxparties à plusieurs especes de ces teignes aquatiques* qui sefont des fourreaux singuliers de diverses matières, & qui semétamorphosent en mouches papillonnacées *. On lestrouve aussi à d autres insectes ras qui vivent en sociétésur les arbres, & dont le corps a assés la forme de celuides chenilles; qui, comme plusieurs especes de ces der-nières , courbent les feuilles qu’ils veulent manger *, aumoyen des fils dans lesquels ils se tiennent. J’en ai ob-servé sur i’abricotier & le cerisier des especes sembla-bles en apparence. Le corps de ces vers étoit verd, leurtête,leur partie postérieure, & leurs jambes étoientnoi-res , leurs crochets étoient de cette même couleur. J’enai vû d’autres fur le poirier , dont le corps est d’unjaune de chair d’abricot meur, & qui ont les jambes, latête, le bout du derrière, & les crochets d’un assés beaunoir. Ils Rétablissent au milieu d’un bouquet de feuilles, *ils s’y trouvent soutenus par des fils qu’ils ont attachés auxdifférentes feuilles de ce bouquet, qu’ils rongent successi-vement. Ceux que j’ai transportés chés moi, soit de cettedernière espece, soit de la première, sont entrés en terrepour s’y métamorphoser; ils s’y sont fait des coques deterre ; mais ils ont péri fans parvenir à paraître fous leufdernière forme : les uns s’y font desséchés lorsque la terreest devenue trop sèche; & lorsqu’elle a été humide, 1^autres y ont moisi. C’est l'analogie qu’ils ont avec les te*'gnes aquatiques , qui me fait soupçonner qu’ils se tra» S sforment en mouches à quatre ailes. J’aurois quelque ch°^ e