200 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREélever ccs liqueurs, & les conduire dans leur œsophage,dans leur estomach, en un mot dans les canaux où ellesdoivent être digérées. Mais les pompes qu elle a accor-dées à des mouches de différens genres, font faites furdes modèles qui différent beaucoup plus entr'eux, que nedifférent ceux des diverses pompes que nos méchaniciensont inventées pour I élévation des eaux. Quoique nousne puissions fçavoir les causes de toutes ces variétés, nouspouvons en entrevoir quelques-unes. Toutes les trompesne font pas simplement destinées à puiser dans des cou-rans à découvert, comme le font les courans d’eau ordinai-res ; un de nos vaisseaux est bien pour la trompe d uncousin, ce qu'est une grosse rivière pour une machinehydraulique, mais il faut que la trompe du cousin percedes chairs pour arriver à cette rivière de sang. D autrestrompes ne trouvent que peu de liqueur dans les endroitsoù elles doivent s’en charger, elles font obligées de fy ra-masser : avant qu’une trompe de mouche puisse fe rem-plir du suc d’un morceau de viande, il faut qu’elle ex-prime, pour ainsi dire, le suc qui ne fait que mouiller lesfibres de cette viande. Enfin dès que les trompes ont àtirer des sucs de corps très-différens, 6c des sucs de diffé-rentes consistances, elles doivent être organisées différem-ment. Nous avons déja indiqué des différences que lepremier coup d’œil apperçoit dans celles des mouchesde différentes classes, & qui caractérisent aussi diversesclasses de trompes, dont nous expliquerons les particula-rités à mesure que nous en ferons aux mouches à quielles font propres. A présent nous nous bornerons au*trompes des mouches à deux ailes Sc à corps court, quenous voyons le plus souvent, de ces mouches qui cher-chent nos appartemens Sc nos cuisines, Sc à des trompesanalogues aux précédentes, en un mot à celles qui ont
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