206 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE?elliptique qui y foímoit une sorte de couronne com-poíée de deux demi - disques , est terminée par une* Pi. 16. %. eíjpece de gros crochet * charnu, & cela parce que,3,/ ' comme nous lavons fait remarquer ci-devant, le corps
de la trompe est posé preíqu’à fleur du bout échan-cré ou antérieur des levres; sautre bout des levres,qui devroit saillir, est ramené vers la tige contre la-quelle il est souvent posé, & dont il cache une grandepartie ; la figure de la trompe en devient méconnoiífa-ble, les deux levres qui se sont appíaties, & qui se ca-chent mutuellement, semblent être disparues.
II seroit à souhaiter qu’il fût aussi ailé de connoître lesusages de toutes les parties des astimaux, qu’ii f est deconnoître quelques-uns de ceux des levres de la trompe,& qtsil fût aussi aisé de les observer dans faction, qu’iíost aise d'y observer celles-ci. II n’est personne qui n aitvu mille & mille fois des mouches qui appliquoient lebout de leur trompe ou ses levres fur du sirop, fur dusucre, qu’elles sucçoient; mais ceux qui ont vû tant defois cette petite opération, ne se sont peut-être jamaismis a portée de la bien voir, & de sc donner le spectaclephilosophique quelle peut offrir : le moyen de se pro-curer ce spectacle, est pourtant bien simple. Sur les paroisintérieures & minces d’un poudrier de verre bien blanc &bien transparent, j ai étendu de legeres couches d’un siropepais; j ai renfermé ensuite des mouches, & des mouchesde différentes efpeces dans ce poudrier: friandes commeellës sont des liqueurs sucrées, elles oublient alors quellesfont captives, & il y en a toûjours quelques-unes qui fur lechamp, vont sc fixer sor les endroits qui leur offrent desmets agreables.Qu on s’attache à en observer une de celles-ci , on verra qu elle commence par faire sortir sa trompe dela cellule; quelle 1 allonge, qu’elle en applique le bout,