2ZO MEMOIRES POUR L’HlSTOIREde parvenir à ies voir, que celle dont je m’y fuis pris, Scà iaqueile M. Bazin a eu recours. C’est de les chercheren dedans au lieu de les chercher en dehors : c est d ou-vrir le corps d’un papillon ; on y voit où aboutissent furles côtés de gros rameaux de trachées, ce doit être à desstigmates; aussi en observant ces endroits, les trouve-t-onpercés. M. Bazin a ôté du corps de quelques papillons d’unegrosse efpece, qu’il avoit disséqués, tout ce qui pouvoit ca-cher les principales trachées; il m’a envoyé de Strasbourgdes papillons qu’il avoit ainsi préparés : les deux stigmatesde chaque anneau y étoient très-distincts, très-visibles.La dissection ne lui a pas aussi bien réussi pour mettreen évidence ceux du corcelet, il vouloit voir les deuxque j’ai dit y devoir être, & il n’a pû y réussir en épi-lant avec un foin extrême divers papillons. Mais il íçaitse retourner; il les a cherchés, Sc les a vus à un papillonprêt à naître qu’il tira de fa coque, & dont les poils en-core mouillés Sc couchés par paquets en étoient plus aisésà écarter. Ces deux stigmates étoient semblables à ceuxdu corcelet des mouches, que nous avons décrits cy-dessus. II leur vit deux paupières qui alloient à la rencon-tre l’une de l’autre, Sc qui s’éloignoient ensuite mutuel-lement. II reste à M. Bazin à trouver les deux autres sti-gmates que je crois être fur le corcelet des papillons, Scje ne doute pas qu’il ne nous les trouve. La patience, laconstance Sc l’intelligence avec lesquelles il examine lesparties des chenilles Sc des papillons, massèrent qu’il ydécouvrira toutes celles qui y peuvent être vûës. II m’adéja appris qu’il en avoit observé quelques-unes que jen’eusse jamais efperé qu’on y eût pû voir. Je n’aurois paspensé, par exemple, qu’on pût voir à feutrée de festo-mach des chenilles une valvule circulaire qui a quelquerapport à celle du colon, Sc qui a échappé à M. Malpighi*
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