z6o MEMOIRES POUR L’HlSTOIREbailleurs entre tant d’eípeces de mouches qui marchentfur íe verre, même placé verticalement , il y en a plu-lìeurs especes qui n’ont point de ces pelotes; il suffit deciter les abeilles pour exemple de celles à qui elles man-quent, & qui n'en marchent pas moins bien fur le verre.
Un de ces souhaits chimériques qui nous échappentassés souvent, est que les Médecins pussent voir dans l’im-térieur de notre corps, que notre corps eût des especesde fenêtres , par lesquelles les Médecins pussent voir dis-tinctement nos parties intérieures. II y a assurément descas où oneníçauroitmieux où est le siège de la maladie,mais souvent on n’en seroit pas plus en état d’y apporterremede. Plusieurs insectes ont mieux que ces fortes defenêtres, leur corps très - transparent permet de voir laplupart des parties qu’il renferme, il permet de voircer*tains mouvemens de ces parties ; de forte que si on estattentif à observer dans les différentes classes d m sectes,les especes qui ont le corps en entier ou en partie,.très-transparent,.on peut se promettre de voir même dansceux qui font très-petits, des parties & des arrangemensde parties qu’on ne parviendroit jamais à découvrir dansdes insectes de la même classe beaucoup plus grands , lesdisséquât-on avec une adresse, une patience & une in-telligence supérieures à celles qffont montrées MalpighiSc Swammerdam, & c est tout dire. G’est ainsi que dansles mouches à deux ailes qui viennent de vers mangeursde pucerons, on peut observer des choses qu’on cher-cheroit inutilement dans des mouches beaucoup plusgrandes. Nous avons déj a fait connoître les mouchesdont nous voulons parler, dans le onzième.Mémoire dutome III. elles ont le corps applati; mais ce qui nous im-porte actuellement , c’est que le dessous du ventre qui estpresque blanc, ria qu’une legcre nuance de jaune, óc est ;