* VI. 2.1. fig*6. It.
* Fig. 7 & 8 *
296 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREcette métamorphose, & probablement tous les vers de seclasse de ceux qui se font une coque de leur peau, doi-vent la subir. J ai retiré de même de leurs coques desvers qui se nourrissent des chairs des animaux jettés dansles voiries, Sc je les ai trouvés avec la forme d’une bouleallongée, qu’ils ne dévoient perdre que par la fuite. Nousdonnerons aussi à cette première métamorphose, le nomde métamorphose en boule allongée, ou en sphéroïde,ou en ellipsoïde.
Sans beaucoup d’adresse & de patience, on peut seconvaincre que nos vers de la viande ont, comme lesprécédens, une première transformation , après laquelleils ne paraissent que des boules allongées : on n’a qu’àfaire cuire de ceux qui font en coque, c’est-à-dire à lesmettre dans de seau, & les y tenir juíqu’à ce que seauait donné quelques bouillons. On ne réussit pas toujoursfi bien en les jettant dans seau bouillante, les chairs tropbrusquement íaifies par la chaleur, Sc trop gonflées ap-paremment par sair qu elles contiennent, s'échappentpar quelques endroits de la coque qu’elles ont forcé dese briser. Si on fait donc cuire des vers qui ne se font misen coque que depuis douze, vingt-quatre ou trente-sixheures, la cuisson fait prendre de la solidité aux parties del’insecte, & alors en commençant à ouvrir la coque parles deux cordons * que nous avons fait connoître ci-de-vant , Sc continuant à l’ouvrir de chaque côté avec desciseaux à pointe fine, on sera en état d’enlever la coquepar pièces, fans déranger les parties de l’insecte, Sc c>Nsaura sous la forme d’une boule allongée *.
Les vers qui, pour devenir mouches à deux ailes, sefont une coque de leur propre peau, passent donc p* rune métamorphose de plus que les chenilles qui devien-nent papillons, & par une métamorphose de plus que
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