des Insectes. VIL Mem. 315
ment quelles font faites dune fuite d’anneaux cartila-gineux extrêmement minces, & on ne doit voir quecela alors. Mais si on s’avife de rompre une de ces tra-chées avec une pointe telle que celle d’une épingle.& qu on ne sépare pas entièrement les deux parties lunede 1 autre, ce qui arrive toujours ioríquon le veut, Scqui arrive même fims qu’on ait songé à ie vouloir, unedes parties * tiendra à i’autre * par un fil blanc * ; qu’onprenne une des parties entre deux doigts, & qu’on latire doucement pour l'éloigner de l’autre, le fil la sui-vra, il semblera qu’il fe dévidé, & bientôt on aura leplaisir de s’aífûrer qu’il fe dévidé réellement; on n’a qu’àcontinuer de tirer doucement, le fil fe dégagera de la tra-chée, il fe détortillera fans qu’on y apporte beaucoupde foin, comme tout fil dont on tire le bout, fe dé-vidé de dessus un peloton. Je fuis quelquefois parvenuà en avoir un brin qui avoir plus d’une aune de long,& avec un peu d’attention & de patience on en auroit,je crois , des centaines d’aunes , autant d’aunes qu’on
voudroit. Mais à mesure que le fil se dévidé, la por-tion de trachée de laquelle il fe dévidé, fe raccourcit;d’où il est clair que les trachées de ces vers, quoiqu’ellesforment des tuyaux très-continus, font faites d’une efpecede fil qui est tourné en spirale, comme l est le fil des ref>forts à boudin ; un fil d’argent trait roulé fur un cylindre,óc dont tous les tours se toucheroient, nous montreroitla disposition du fil cartilagineux dont chaque trachée estformée. Les trachées des grands animaux ne font pasconstruites ainsi, elles ne font réellement que des an-neaux attachés les uns contre les autres. Mais M. Mal-pighi a trouvé aux plantes, des tuyaux qu’il a cru avecbeaucoup de vraisemblance être leurs trachées , destuyaux qui sont formés comme les trachées de nos vers,
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