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334 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREseroit donc naturel de penser que les trachées par leurpression, contribuent à former les deux reliefs. Maisalors ildevroit y avoir dans la coque un creux, une can-nelure au dessous de chacun des reliefs ; j’ai cherché avecgrand soin ces cannelures ; n’ayant pû parvenir à les trou-ver , ayant vû qu’au dessous des arrêtes, comme ailleurs,tout étoit très-uni, j’ai été forcé d’abandonner une ex-plication qui m’avoit paru très-vraifemblable, & que j'a-vois en quelque sorte adoptée. Une autre plus vraie s’estprésentée lorsque j’ai considéré les arrêtes avec une très-forte loupe; j’ai vû que tout du long du milieu de cha-fig* cune il regnoit une fente * réelle, quoique très-étroite;par conséquent que chaque arrête étoit composée dedeux parties qui ne sont qu’appliquées l’une contre 1 au-tre. La fente que j’ai apperçûe ne pénétré pas à la véritéjusques dans l’intérieur de la coque, mais apparemmentqu’elle pénétre assés avant pour que la coque soit plusfossile où se trouve cette fente, que par-tout ailleurs.Des parties de la peau qui íe sont plissées quand le vers’est raccourci, ont concouru à former l’arrête, les deuxplis se sont touchés fans se coller l’un contre l’autre, Scont laissé à leur base une peau plus mince que celle dureste de la coque.
Quoiqu’au moyen des deux arrêtes ou languettes, ouplutôt de leurs deux sentes, les deux calottes du boutantérieur de la coque, puissent être détachées par unepression des doigts qui est legere pour nous, on éprouvepourtant une résistance qui doit être considérable pourune mouche; on a peine à imaginer que la mouche puissesurmonter cette résistance, Sc sûrement on n’imagineroitpas comment elle la surmonte, puisque c’esl avec desparties qui semblent les moins propres à agir, comme ilïe faut ici, Sc par des mouvemeiis qu’on ne voit point