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Tome quatrième.
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348 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREleurs métamorphoses s’accompiiíTent fous leur proprepeau, comme celles des vers aquatiques. Je n’ai pour-tant pû le vérifier fur fefpece de ces Infectes qui irfen afourni le plus. Peut-être qu’ayant laissé trop dessécher labouze de vache avec laquelle je les ai renfermés, ils fefont eux~mêmes trop desséchés dans cette matière, où jeles ai trouvés tous péris à la fin de i’hiver. Mais j ai eules mouches d’une eípece de ces vers que j’avois mis dansun poudrier íàns songer à les y mettre. J’avois eu inten-tion d’y renfermer, & j’y avois renfermé des vers à têtede figure variable, & parmi ceux-ci il y en avoit à têtede figure constante. Je ne le fçûs que lorsque je vinsaprès un certain temps, à regarder ce qui étoit dans lePI. 22 .%. poudrier. J y trouvai cinq à six mouches* qui n’étoient& ' point de celles que les vers à tête de figure variable au-roient pû me donner. Ayant ensuite fouillé davantage»Fíg. y & 6. je mis à découvert les cinq à six coques * d’où ces mou-ches étoient sorties. Ces coques m apprirent que les mou-ches avoient vécu & crû fous la forme d’une eípece dever à tête écailleuse, du même genre que ceux de l’ef-pece dont je n’avois pû parvenir a voir la dernière trans-formation. Chaque mouche, pour sortir de fa coque, enavoit fait sauter le bout antérieur, c’est-à-dire la partiequi formoit la tête du ver 6c le premier anneau. II nemanquoit à la coque pour qu’elle eût la forme extérieuredu ver, que cette partie, qui en étoit tombée : ainsi lescoques des vers de ce genre, comme celles des longsvers aquatiques, semblent elles-mêmes de véritables vers.On trouvoit à leur bout postérieur la piece qui recou-vre dans le ver les stigmates postérieurs. Le dessus de cha-que coque a fur un fond d’un blanc-jaunâtre, six rayesbrunes, 6c ondées de façon qu’une étoffe qui en auroitde telles plairoit. J’ai trouvé dans i’intérieur de chaquecoque, les trachées que l’infecte y ayoit laissées pour